Vente et pose de parquets et revêtements déco en liège pour sols et murs
Région PACA, Var (83), Bouches-du-rhône (13), Alpes-Maritimes (06)

Origines du liège et son Histoire

Le liège est un matériau présent dans l’écorce de quelques arbres, notamment celle du chêne-liège. Il protège l’arbre des insectes, du froid et des intempéries tout en lui permettant de respirer, par de minces canaux appelés lenticelles (les trous du liège). L’arbre chêne-liège est un puits de carbone d’autant plus efficace qu’il est exploité pour produire du liège.

Histoire du liège parmi les hommes

L'histoire du liègeLes premiers chênes-lièges découverts montrent que l’espèce existe depuis des millions d’années ; des vestiges de l’antiquité prouvent que les hommes ont su l’exploiter pour des utilisations variées, notamment pour la fabrication d’objets très diversifiés. Des vestiges d’objets fabriqués en liège et datant de l’an 3000 avant J.C. ont été retrouvés en Chine, en Égypte, à Babylone et en Perse. En Italie, parmi d’anciens vestiges datant du IVe siècle av. J.-C., on a trouvé des objets fabriqués en liège tels que bouées, bondes pour obturer les barriques, chaussures de femme et morceaux de toitures. À la même époque, on trouve des traces du chêne-liège dans les écrits du philosophe grec Theophra : en effet, il s’émerveille de « la faculté que cet arbre possède en renouvelant son écorce quand celle-ci lui est retirée ».

Au XIXe siècle, la France, l’Italie et la Tunisie développent l’exploitation de leurs forêts de chênes-lièges et la production du liège comme matériau. Au XXe siècle, l’industrie du liège développe des processus et des méthodologies, l’emploi du liège comme matériau est de plus en plus innovant et dans les années 1950 une entreprise américaine conçoit les premières dalles en liège pour revêtir le sol. À la fin du XXe siècle et au début du XXIe, des études sont menées pour définir les normes internationales pour l’industrie du liège. La principale institution dans ce domaine est la Confédération Européenne du Liège (C.E.Liège) qui regroupe cinq pays producteurs (Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Portugal) via les fédérations de ces pays.

Ecorçage

Le liège produit directement par l’arbre est le « liège mâle » : crevassé, ce liège ne peut pas servir pour la fabrication de bouchon. De manière générale, l’opération qui consiste à enlever l’écorce d’un arbre se dit “écorçage”. Pour le chêne-liège, l’écorçage ne demande pas d’abattre l’arbre pour récupérer le liège. Pour désigner particulièrement l’opération consistant à enlever le “liège mâle” du chêne-liège, on parle de « démasclage ». Cette opération se fait dès que le tronc atteint 70 cm de circonférence à 1,30 mètre du sol et sur un arbre qui a entre 20 et 25 ans.Le liège, un produit écologique

Le liège mâle est de couleur noire, d’une structure très irrégulière et d’une dureté qui le rend difficile à travailler. Une fois écorcé, il sert de matériau d’isolation ou pour les sols. Après le démasclage, il faut compter entre 2 et 3 écorçages avant que le liège ne soit doté de propriétés et caractéristiques propres à la production de bouchons de liège. En effet, après le démasclage et 2 à 3 écorçages, le liège devient régulier et moins dur, d’une très grande qualité adaptée à la fabrication de bouchons. Par ailleurs, le liège de qualité “bouchonnable” s’obtient aussi en respectant « la loi des neuf ans », c’est-à-dire en espaçant de 9 ans les écorçages afin de respecter la durée de reproduction du liège sur l’arbre (entre 9 et 15 ans selon la région de culture de l’arbre).

Après démasclage, le nouveau liège qui se forme est le « liège femelle », également appelé « liège de reproduction ». L’opération qui consiste à enlever le liège femelle est “la levée”. On parle de « levée de l’arbre » quand l’épaisseur de liège femelle voulue est atteinte. Le seuil d’épaisseur idéal est d’environ 3 cm : c’est l’épaisseur minimale nécessaire à la fabrication des bouchons pour lesquels le diamètre standard est en général de 24 mm. La levée s’effectue de mai à août. La durée de vie moyenne du chêne-liège est de l’ordre de 150 ans et permet donc d’effectuer de 12 à 15 levées.

Le liège, un choix sainL’écorce s’exploite sur le tronc et les principales branches. La hauteur d’écorçage dépend du diamètre du chêne-liège : plus il est gros, plus haut on peut lever le liège. On utilise pour cela un coefficient d’écorçage qui, multiplié par la circonférence du chêne-liège mesurée à 1,30 m indique la hauteur maximale de récolte à ne pas dépasser. En France, les coefficients d’écorçage sont en général de 1 à 1,5 pour le démasclage, et de 1,5 à 2 pour les levées suivantes. Dans d’autres pays, comme au Portugal par exemple, les coefficients d’écorçage peuvent atteindre voire dépasser 3.

Pour prélever l’écorce, on utilise des haches spéciales possédant un tranchant très fin et un manche biseauté. Il est possible de distinguer trois types de haches :

        la hache catalane, au tranchant droit, utilisée en France, en Espagne et en Italie ;

        la hache portugaise, au tranchant arrondi, utilisée au Portugal ;

        la hache Extremena, au tranchant en demi-lune, utilisée en Espagne.